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2 juillet 2026 · prêt de main-d'œuvre illicite · marchandage · sous-traitance · ESN · freelance tech · conformité

Prêt de main-d'œuvre illicite ou prestation : ce qui distingue une vraie sous-traitance

Mettre un freelance « à disposition » du client final peut tomber sous le prêt de main-d'œuvre illicite. La prestation de services, elle, repose sur d'autres critères.

Prêt de main-d'œuvre illicite ou prestation : ce qui distingue une vraie sous-traitance

Vous avez trouvé le bon freelance tech, mais la signature bloque : résidence fiscale hors UE, facture étrangère, conformité incertaine, risque de prêt de main-d’œuvre illicite ou de marchandage.

Pour une ESN, le sujet n’est pas théorique. Une mission mal cadrée peut transformer une sous-traitance acceptable en opération à risque. Le problème apparaît souvent quand le freelance travaille à distance, au TJM, sur une durée longue, avec un pilotage opérationnel très proche de celui d’un salarié ou d’un consultant interne.

L’enjeu n’est pas d’éviter les freelances internationaux. L’enjeu est de structurer la relation comme une véritable prestation de services, avec un fournisseur identifiable, des responsabilités claires, des livrables, une chaîne contractuelle cohérente et une conformité documentée.

À retenir
Le prêt de main-d’œuvre illicite vise principalement les situations où une entreprise fournit de la main-d’œuvre à but lucratif, sans cadre autorisé, et sans véritable prestation autonome.
Pour une ESN, le risque augmente lorsque la mission ressemble à une affectation de ressources plutôt qu’à une prestation de résultat.

Prêt de main-d’œuvre illicite : de quoi parle-t-on ?

Le prêt de main-d’œuvre illicite est encadré par le Code du travail, notamment l’article L8241-1. Le principe est simple : une opération à but lucratif ayant pour objet exclusif le prêt de main-d’œuvre est interdite, sauf exceptions prévues par la loi.

Dans une relation B2B, le risque apparaît lorsque la prestation n’a pas d’existence réelle au-delà de la personne affectée. Autrement dit, si le contrat vend seulement du temps humain, sans autonomie, sans livrable, sans responsabilité technique identifiable, l’opération peut être requalifiée.

Le risque ne dépend pas d’un seul critère. Il se construit par faisceau d’indices.

Quelques signaux de risque :

  • mission décrite uniquement en jours-hommes ;
  • absence de livrables ou de périmètre technique ;
  • pilotage quotidien direct par le client final ou l’ESN ;
  • intégration du freelance dans les équipes comme un salarié ;
  • accès aux outils internes sans cadrage ;
  • validation du travail uniquement par présence ou temps passé ;
  • absence de responsabilité du fournisseur sur le résultat ;
  • contrat qui ne décrit pas de prestation autonome.

Le sujet est particulièrement sensible pour les ESN, car leur modèle repose souvent sur la mobilisation de compétences techniques. Cette réalité n’est pas problématique en soi. Elle doit simplement être contractualisée correctement.

Prêt de main-d’œuvre illicite et marchandage : quelle différence ?

Le prêt de main-d’œuvre illicite et le marchandage sont souvent cités ensemble, mais ils ne recouvrent pas exactement le même risque.

Le prêt de main-d’œuvre illicite vise l’opération dont l’objet est essentiellement de fournir de la main-d’œuvre à but lucratif, hors cadre autorisé.

Le marchandage, visé notamment par l’article L8231-1 du Code du travail, concerne une opération à but lucratif de fourniture de main-d’œuvre qui cause un préjudice au travailleur ou qui élude l’application de dispositions légales ou conventionnelles.

Dans les deux cas, le problème central est le même : la relation ne doit pas être une simple fourniture de personnes sous l’autorité opérationnelle du client.

Pour une ESN, la prévention passe donc par une distinction nette entre :

  • une sous-traitance technique structurée ;
  • et une fourniture de capacité humaine sans autonomie réelle.

Sous-traitance ou prestation de services : le bon cadrage

Une sous-traitance conforme repose sur une prestation identifiable.

La prestation peut être forfaitaire, au temps passé, ou hybride. Le temps passé n’est pas interdit. Un TJM n’est pas illégal en soi. Mais le TJM ne doit pas être le seul élément qui définit la mission.

Une prestation de services solide doit pouvoir répondre à plusieurs questions :

  • quel est le périmètre fonctionnel ou technique ?
  • quels sont les livrables attendus ?
  • qui valide les livrables ?
  • quels sont les critères d’acceptation ?
  • quelles sont les responsabilités du fournisseur ?
  • quelles sont les modalités de recette ?
  • quelles sont les règles de sécurité, confidentialité et accès ?
  • comment les changements de périmètre sont-ils traités ?
  • qui encadre le prestataire côté fournisseur ?

Plus le contrat et le bon de commande répondent clairement à ces questions, plus la relation s’éloigne d’une simple fourniture de main-d’œuvre.

Mauvais signal
“Besoin d’un développeur senior disponible 5 jours par semaine, intégré à l’équipe, piloté par le product owner interne, sans livrable défini.”

Meilleur cadrage
“Prestation de développement backend sur le module de facturation, avec backlog identifié, livrables par sprint, critères d’acceptation, documentation technique et recette formalisée.”

Pourquoi le risque augmente avec les freelances hors UE

Le recours à un freelance tech basé hors UE peut être parfaitement légitime. Beaucoup de profils seniors vivent réellement à Dubaï, Bali, Singapour, au Maroc, en Thaïlande ou ailleurs.

Le risque vient moins de la distance que du manque de structure.

Côté ESN, plusieurs points bloquent souvent :

  • impossibilité de référencer directement un fournisseur étranger ;
  • facture non conforme aux standards achats ;
  • absence de documents de conformité attendus ;
  • difficulté à gérer la TVA ou l’autoliquidation ;
  • incertitude sur la résidence fiscale réelle ;
  • risque d’établissement stable si la relation est mal organisée ;
  • absence de contrat dos-à-dos avec le client final ;
  • difficulté à documenter la sous-traitance en cas d’audit.

Le freelance peut être excellent techniquement, mais “non-signable” administrativement. L’ESN se retrouve alors face à un choix difficile : renoncer au profil, prendre un risque contractuel, ou structurer un schéma conforme.

C’est précisément dans cette zone que StelarWork intervient.

Comment StelarWork s’insère dans la relation

StelarWork est une SASU française qui intervient comme fournisseur français entre l’ESN et le freelance tech basé hors UE.

Concrètement :

  • StelarWork contracte en son nom propre avec l’ESN ;
  • StelarWork facture l’ESN ;
  • StelarWork contractualise en son nom propre avec le freelance ;
  • StelarWork paie le freelance ;
  • StelarWork porte le cadre de conformité associé à la relation ;
  • la mission est structurée comme une prestation de services, avec un bon de commande, un périmètre et des livrables.

StelarWork ne se présente pas comme l’employeur du freelance. Il n’y a pas de contrat de travail, pas de salaire, pas de lien de subordination salarié.

StelarWork n’agit pas non plus comme représentant du freelance en France. Elle ne conclut pas de contrat au nom du freelance. Elle contracte en son nom propre, afin d’éviter de créer une situation d’agent dépendant susceptible de soulever un risque d’établissement stable.

L’objectif est de transformer une relation difficilement signable pour l’ESN en relation fournisseur française, lisible et documentée.

Positionnement StelarWork
StelarWork ne vend pas une personne.
StelarWork structure une prestation B2B conforme, avec un fournisseur français, une chaîne contractuelle alignée et un cadre opérationnel documenté.

Ce qui distingue une prestation conforme d’une simple fourniture de main-d’œuvre

Pour réduire le risque de prêt de main-d’œuvre illicite, il faut éviter que la relation repose uniquement sur la présence du freelance.

Une prestation conforme doit montrer que le fournisseur conserve un rôle réel.

Cela passe notamment par :

  • un contrat de prestation de services ;
  • un bon de commande clair ;
  • des livrables définis ;
  • une logique de résultat ou d’objectifs ;
  • une gouvernance de mission ;
  • une validation formalisée ;
  • des échanges professionnels documentés ;
  • une facturation cohérente avec la prestation ;
  • des obligations de confidentialité et de sécurité ;
  • des clauses alignées avec le contrat ESN / client final.

Le contrat doit être dos-à-dos lorsque c’est nécessaire. Les obligations prises envers le client final doivent être cohérentes avec celles imposées au prestataire. C’est particulièrement important pour la confidentialité, la propriété intellectuelle, la cybersécurité, les délais, la réversibilité et la responsabilité.

La conformité ne repose pas seulement sur un document. Elle repose sur la cohérence entre le contrat, le bon de commande et l’exécution réelle de la mission.

Les erreurs fréquentes côté ESN

Certaines pratiques augmentent inutilement le risque.

1. Décrire la mission uniquement par un TJM

Le TJM est un mode de calcul. Ce n’est pas un périmètre de prestation.

Une mission décrite seulement par “profil senior, 220 jours, TJM X” sera plus fragile qu’une mission rattachée à un périmètre, des objectifs et des livrables.

2. Laisser le client final piloter directement le freelance

Le pilotage technique peut impliquer des échanges avec les équipes du client final. C’est souvent nécessaire dans les projets IT.

Mais l’organisation doit éviter une relation de subordination opérationnelle directe. Le freelance ne doit pas être traité comme un salarié interne du client final ou de l’ESN.

3. Oublier les livrables

Une prestation IT peut produire du code, de la documentation, des correctifs, des revues d’architecture, des tests, des tickets livrés, des recommandations ou des rapports.

Ces éléments doivent être visibles dans le cadrage.

4. Ne pas aligner les contrats

Si l’ESN promet au client final des obligations qu’elle ne répercute pas correctement dans sa chaîne de sous-traitance, elle crée une zone de risque.

Le dos-à-dos contractuel limite cette rupture.

5. Confondre conformité fiscale et optimisation fiscale

Un freelance résident fiscal réel hors UE peut déjà bénéficier d’un régime fiscal local spécifique. Ce n’est pas un produit StelarWork.

StelarWork ne vend pas de défiscalisation. StelarWork retire une friction administrative et contractuelle pour l’ESN, dans une configuration où le freelance vit et travaille réellement hors UE.

Point fiscal : la réalité prime toujours

Lorsqu’un freelance affirme être résident fiscal hors UE, la question centrale est la réalité de sa situation.

Une configuration saine repose sur des faits cohérents :

  • résidence réelle hors de France ;
  • présence physique majoritaire dans le pays annoncé, selon les critères applicables ;
  • activité réellement exercée à distance ;
  • absence de présence organisée en France ;
  • absence de bureau, équipe ou moyens permanents en France ;
  • absence de personne concluant des contrats en France au nom du freelance ;
  • facturation et documentation cohérentes avec la situation réelle.

À l’inverse, une configuration abusive doit être écartée.

Exemples de signaux abusifs :

  • entité étrangère sans substance réelle ;
  • freelance vivant en France mais facturant depuis une structure offshore ;
  • présence régulière organisée chez le client en France ;
  • adresse étrangère purement administrative ;
  • montage destiné à masquer une activité française ;
  • intermédiaire présenté comme représentant local du freelance.

Dans ce type de situation, le risque peut être fiscal, social, contractuel et pénal. Une entité-coquille ne constitue pas une solution. C’est une zone de fraude potentielle, à ne pas mettre en place.

Configuration saine vs configuration abusive
Saine : un freelance réside réellement hors UE, travaille à distance, dispose d’une activité cohérente localement, et intervient via une prestation B2B documentée.
Abusive : une personne travaille en réalité depuis la France, utilise une société étrangère sans substance et cherche à maquiller une activité locale.

Prêt de main-d’œuvre illicite : les critères d’attention pour une ESN

Une ESN doit analyser le risque à trois niveaux.

Niveau 1 : le contrat

Le contrat décrit-il une prestation ou seulement une ressource ?

À vérifier :

  • objet de la mission ;
  • livrables ;
  • modalités d’exécution ;
  • responsabilités ;
  • propriété intellectuelle ;
  • confidentialité ;
  • sécurité ;
  • sous-traitance ;
  • audit ;
  • fin de mission ;
  • réversibilité.

Niveau 2 : l’exécution opérationnelle

La réalité de la mission correspond-elle au contrat ?

À vérifier :

  • qui organise le travail ;
  • qui valide les priorités ;
  • qui contrôle les livrables ;
  • comment les échanges sont documentés ;
  • comment les absences ou indisponibilités sont gérées ;
  • comment les changements de périmètre sont décidés.

Niveau 3 : la chaîne de conformité

Les pièces nécessaires sont-elles disponibles ?

À vérifier :

  • identité du fournisseur ;
  • contrat signé ;
  • bon de commande ;
  • factures conformes ;
  • justificatifs de conformité lorsque requis ;
  • clauses de sous-traitance ;
  • documentation fiscale et administrative utile ;
  • cohérence avec le devoir de vigilance de l’ESN.

La conformité se joue rarement sur un seul document. Elle se joue dans la continuité de la relation.

Comment StelarWork réduit la friction pour l’ESN

Pour l’ESN, le besoin est simple : pouvoir travailler avec un talent international sans exposer inutilement la chaîne contractuelle.

StelarWork répond à cette contrainte en apportant un fournisseur français unique, une facturation lisible et un cadre contractuel adapté aux prestations tech réalisées par des freelances hors UE.

Cela permet notamment de :

  • contractualiser avec une société française ;
  • recevoir une facture fournisseur française ;
  • structurer la mission en prestation de services ;
  • aligner le bon de commande avec les livrables ;
  • documenter la relation avec le freelance ;
  • clarifier les responsabilités de chaque partie ;
  • éviter une relation directe difficile à référencer ;
  • réduire les frictions achats, finance et conformité.

StelarWork ne promet pas l’absence totale de risque. Aucun acteur sérieux ne devrait le faire.

Le rôle de StelarWork est de concevoir une chaîne contractuelle et opérationnelle visant à réduire les risques identifiés : prêt de main-d’œuvre illicite, marchandage, incohérence fiscale, défaut de documentation, rupture entre le contrat client et la sous-traitance réelle.

Le rôle du bon de commande

Le bon de commande est souvent sous-estimé. Pourtant, il est central dans la prévention du risque.

Un bon de commande solide ne doit pas se limiter à une période et à un TJM. Il doit rattacher la mission à une prestation identifiable.

Il peut préciser :

  • le contexte projet ;
  • le périmètre technique ;
  • les livrables attendus ;
  • les jalons ;
  • les critères d’acceptation ;
  • les interlocuteurs ;
  • les modalités de validation ;
  • les règles de confidentialité ;
  • les contraintes de sécurité ;
  • les conditions de renouvellement ;
  • les modalités de sortie.

Le bon de commande doit rester cohérent avec le contrat-cadre. Il doit également refléter l’exécution réelle.

Dans une ESN, c’est un outil important pour rassurer les achats, la direction juridique, la finance et parfois le client final.

Le rôle de la prestation de résultat

Une prestation de résultat ne signifie pas toujours forfait absolu.

Dans les projets tech, il est fréquent que les travaux soient évolutifs : backlog agile, corrections, maintenance, intégration continue, support avancé, architecture, sécurité, data, cloud.

La logique de résultat peut donc être adaptée au contexte.

Elle peut prendre la forme de :

  • user stories livrées ;
  • tickets résolus ;
  • composants développés ;
  • audits techniques produits ;
  • documentation rédigée ;
  • environnements configurés ;
  • tests automatisés ;
  • pipelines CI/CD livrés ;
  • recommandations d’architecture ;
  • correctifs validés.

L’objectif est de montrer que la mission produit quelque chose d’identifiable, au-delà de la simple disponibilité d’une personne.

Checklist de conformité pour une ESN

Checklist opérationnelle
Avant de signer avec un freelance hors UE, une ESN devrait vérifier les points suivants.

Contrat

  • Le contrat porte sur une prestation de services.
  • Le fournisseur contracte en son nom propre.
  • Les obligations sont cohérentes avec le contrat client final.
  • Les clauses de confidentialité, sécurité et propriété intellectuelle sont adaptées.
  • La sous-traitance est autorisée ou encadrée lorsque nécessaire.

Mission

  • Le périmètre est défini.
  • Les livrables sont identifiés.
  • Les critères de validation sont prévus.
  • Le TJM n’est pas le seul élément de cadrage.
  • Les jalons ou modalités de suivi sont documentés.

Opérationnel

  • Le freelance n’est pas intégré comme un salarié interne.
  • Les échanges avec le client final restent compatibles avec une prestation B2B.
  • Les validations sont formalisées.
  • Les changements de périmètre sont tracés.
  • Les accès aux outils sont justifiés par la mission.

Fiscal et international

  • La résidence hors UE repose sur une réalité matérielle.
  • Le travail est réalisé à distance depuis l’étranger.
  • Il n’existe pas de présence organisée en France.
  • Le fournisseur ne crée pas de rôle de représentant local du freelance.
  • Les flux de facturation sont cohérents.

Documentation

  • Les contrats sont signés.
  • Les bons de commande sont conservés.
  • Les factures sont cohérentes.
  • Les pièces de conformité utiles sont disponibles.
  • La chaîne documentaire peut être présentée en cas d’audit.

Quand faut-il être particulièrement vigilant ?

Certains cas nécessitent une vigilance renforcée.

Mission longue

Une mission longue n’est pas interdite. Mais plus la durée augmente, plus il faut documenter la prestation, les livrables, les renouvellements et la gouvernance.

Mission à temps plein

Un engagement quasi exclusif peut être justifié par le projet. Il doit néanmoins rester compatible avec une prestation B2B autonome.

Client final très impliqué

Dans les projets IT, le client final donne souvent des priorités et valide des fonctionnalités. Ce n’est pas forcément problématique.

Le risque apparaît si le client final organise directement le travail comme avec un salarié : horaires, congés, sanctions, reporting hiérarchique, intégration RH.

Freelance ancien salarié

Lorsqu’un ancien salarié intervient ensuite comme indépendant sur un périmètre proche, l’analyse doit être plus stricte. Le risque de requalification ou de contournement social peut être plus visible.

Freelance “offshore” sans substance

Une facture étrangère ne suffit pas. La résidence réelle, l’activité effective et la cohérence du schéma doivent être vérifiées.

Ce que StelarWork ne fait pas

Pour éviter toute ambiguïté, StelarWork ne doit pas être confondu avec d’autres modèles.

StelarWork n’est pas une société de portage salarial. Il n’y a pas de contrat de travail, pas de bulletin de paie, pas de salaire et pas de lien employeur.

StelarWork n’est pas un service de domiciliation. La société ne fournit pas une adresse administrative destinée à donner une apparence française à une activité étrangère.

StelarWork n’est pas un EOR. Elle ne recrute pas le freelance comme salarié local.

StelarWork n’est pas un apporteur d’affaires. Elle s’insère dans la chaîne contractuelle comme fournisseur français, en son nom propre.

StelarWork n’est pas un cabinet juridique ou fiscal. Les situations sensibles doivent être revues par les conseils habituels de l’ESN.

Cette clarification est importante. La conformité dépend aussi du bon choix de modèle.

Comment présenter le dispositif à vos achats ou à votre direction juridique

Une ESN doit souvent convaincre plusieurs parties internes avant de valider un freelance hors UE.

Le bon angle n’est pas : “nous avons trouvé un moyen de signer malgré tout”.

Le bon angle est : “nous remplaçons une relation directe difficile à encadrer par une prestation B2B structurée avec un fournisseur français, des documents opposables et une chaîne de conformité lisible”.

Les éléments à mettre en avant :

  • un cocontractant français ;
  • une facturation française ;
  • une prestation décrite et documentée ;
  • une séparation claire des rôles ;
  • une absence de représentation du freelance en France ;
  • une attention portée à la résidence fiscale réelle ;
  • un cadrage des livrables ;
  • une cohérence contractuelle avec le client final.

Cette approche parle aux achats, à la finance et au juridique. Elle montre que le sujet n’est pas traité comme une exception informelle, mais comme une relation fournisseur structurée.

Références utiles

Pour approfondir le cadre général, les textes de référence incluent notamment :

  • Code du travail, article L8241-1 relatif au prêt de main-d’œuvre illicite ;
  • Code du travail, article L8231-1 relatif au marchandage ;
  • règles applicables à la sous-traitance et aux obligations de vigilance ;
  • doctrine fiscale applicable à la résidence fiscale et à l’établissement stable ;
  • conventions fiscales internationales lorsque la situation le justifie.

Ces références doivent être analysées selon les faits réels de chaque relation.

Disclaimer
Cet article est une information générale destinée aux décideurs d’ESN. Il ne constitue pas un conseil juridique, fiscal ou social personnalisé. Les situations concrètes doivent être vérifiées avec vos conseils habituels, notamment en cas de mission longue, de présence en France, de chaîne de sous-traitance complexe ou de doute sur la résidence fiscale du freelance.

FAQ

Qu’est-ce que le prêt de main-d’œuvre illicite ?

Le prêt de main-d’œuvre illicite vise une opération à but lucratif dont l’objet principal est de fournir de la main-d’œuvre, hors cadre légal autorisé. Dans une relation B2B, le risque apparaît lorsque le contrat ne porte pas sur une véritable prestation autonome, mais seulement sur la disponibilité d’une personne.

Quelle est la différence entre prêt de main-d’œuvre illicite et marchandage ?

Le prêt de main-d’œuvre illicite concerne la fourniture de main-d’œuvre à but lucratif hors cadre autorisé. Le marchandage ajoute une dimension de préjudice pour le travailleur ou de contournement des règles légales ou conventionnelles. Les deux risques sont proches et doivent être traités ensemble dans une relation de sous-traitance.

Une ESN peut-elle travailler avec un freelance hors UE ?

Oui, si la relation est correctement structurée. Le freelance doit exercer réellement depuis l’étranger, la prestation doit être documentée, les flux contractuels et fiscaux doivent être cohérents, et la mission ne doit pas être organisée comme une relation de subordination.

Le TJM crée-t-il un risque de prêt de main-d’œuvre illicite ?

Le TJM n’est pas un problème en soi. Le risque apparaît lorsque le TJM est le seul élément de cadrage et que la mission ne comporte ni périmètre clair, ni livrables, ni responsabilité de prestation.

Comment réduire le risque de marchandage ?

Il faut éviter une relation qui ressemble à une simple fourniture de personnel. La mission doit être cadrée comme une prestation de services, avec livrables, validation, responsabilité du fournisseur, documentation contractuelle et respect des règles sociales et fiscales applicables.

StelarWork est-il l’employeur du freelance ?

Non. StelarWork n’est pas l’employeur du freelance. Il n’y a pas de contrat de travail, pas de salaire et pas de lien de subordination salarié. StelarWork intervient comme société française contractant en son nom propre avec l’ESN et avec le freelance.

StelarWork signe-t-il au nom du freelance ?

Non. StelarWork ne signe pas au nom du freelance et ne se présente pas comme son représentant en France. StelarWork contracte en son nom propre, ce qui contribue à éviter une situation d’agent dépendant.

StelarWork permet-il d’obtenir un avantage fiscal ?

Non. StelarWork ne vend pas de défiscalisation. Si un freelance est déjà résident fiscal réel hors UE, avec une activité réellement exercée à distance, StelarWork peut retirer une friction administrative et contractuelle pour l’ESN. La réalité de la résidence fiscale reste déterminante.

Une société offshore suffit-elle à rendre la relation conforme ?

Non. Une entité étrangère sans substance réelle peut créer un risque important. Une configuration saine repose sur une résidence réelle, une activité effective hors de France, une documentation cohérente et une prestation B2B structurée.

Quel est le principal bénéfice pour une ESN ?

Le principal bénéfice est de pouvoir travailler avec un talent international difficile à signer directement, via un fournisseur français, une facturation lisible et une prestation de services documentée. L’objectif est de réduire les frictions achats, finance et conformité, sans contourner les règles applicables.

Conclusion

Le prêt de main-d’œuvre illicite n’interdit pas aux ESN de travailler avec des freelances tech internationaux. Il impose de structurer la relation correctement.

La différence se joue dans les détails : contrat de prestation, livrables, bon de commande, gouvernance, résidence réelle, absence de présence organisée en France, facturation cohérente et documentation.

StelarWork s’insère dans cette logique de conformité. La société permet à une ESN de contractualiser avec un fournisseur français, tout en encadrant la relation avec un freelance tech basé hors UE comme une prestation B2B documentée.

Pour une ESN, c’est souvent la différence entre un profil talentueux mais non-signable, et une relation fournisseur exploitable, lisible et mieux maîtrisée.